Pierre Merejkowski (Paris)

J'ai commencé à tourner des films en Super 8 lorsque j'étais lycéen. La diffusion de mes films est indissociable de leurs réalisations. La diffusion et les tournages me permettent d'exister. Je tisse des liens avec des milieux sociaux différents. Le film est un vecteur, un vecteur de prise de parole, un vecteur d'euphorie, un vecteur de transformation du quotidien. Les liens affectifs, les enjeux de pouvoir, les discussions politiques, mon quotidien nourrissent mon éthique cinématographique. Je suis l'agent exclusif de ma réinsertion. Les spectateurs et les créateurs ne sont plus séparés par la pompeuse barrière qu'érige la fonction de metteur en scène Il s'agit de placer le processus de création dans un mode qui soit à l'échelle humaine. Je suis l'unique fondateur et l'unique membre de l'association “LES FILMS DU CRIME ET DU CHÂTIMENT” Mon association organise des projections dans des cafés, dans des lieux associatifs, dans des appartements privés, en Province, à Paris, en Belgique, en Suisse. Il s'agit de revendiquer sa propre identité. Les spectateurs sont présents en tant que spectateurs. Il n'y a plus d'exclus, ni de milieux défavorisés, de riches, de pauvres. Il y a des hommes, des femmes, qui le temps d'une projection acceptent de se parler, de se sourire. La lueur bleutée du poste de télévision posé sur le coin du bar déchire l'opacité des nuits de nos villes qui enfouissent les élans de nos identités sous l'implacable définition de nos fonctions sociales.

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