Jean-Baptiste Desmasles (Toulouse)

À 6 ans il a tanné sa mère pour avoir un violon. Elle a cédé. À 16 ans il se fait volontairement virer du Conservatoire et de son enseignement classique du violon. Il sort jouer dans la rue avec ses sons crades et imparfaits, son blues, son jazz, son punk, son manouche. Il y développe une technique et un jeu qui lui sont propre. Il aura l'occasion de l'exprimer à travers Cordcore un trio de cordes enragées avec qui il fait plus de 200 concerts. Son violon le suit partout, du Togo à la Bulgarie. Les rencontres sont plus faciles, la confiance plus rapide, le voyage plus riche accompagné de son instrument. Alors à 24 ans il crée l'association « La Terre vue du sol » pour lutter contre le tourisme et l'uniformisation du monde, en musique et en image. À 28 ans il a désormais plein de pédales d'effets électriques au bout de son violon et de son âme de bois. Il continue de militer pour la diversité du monde en entretenant des Oasis autogérés. Il lutte contre la colonisation des cultures familiales, l'abandon des vocations, la marchandisation des talents. À 29 ans il renoue avec les musiques populaires de tradition orale en accompagnant en autodidacte des conteuses à l'aide d'instruments du monde : Lyra crétoise, Tzouras grec, Gadulka bulgare, Mandoline italienne, Den-Bao vietnamien participent au voyage. À 29 ans il crée avec la cinéaste Emmanuelle Trépagny un duo de cinématophone noïse-punk poétique, « Vautour ». À 30 ans il participe à la Rallonge.

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